Curry Barker a fait grand bruit dans le monde de l’horreur grâce à son film Obsession qui a généré environ 15 millions de dollars ce week-end pour Focus Features. Cette réussite laisse présager une suite potentielle, particulièrement si le film maintient son élan sur les plateformes de diffusion et les marchés annexes. Il est d’ailleurs fort probable que cela se produise.

Contenu de l'article
- 1 Obsession donne l’impression d’une œuvre accessible, marquante, et conçue pour avoir une influence durable.
- 2 Malgré sa connaissance de ce fait, il a choisi de l’ignorer.
- 3 Cette aptitude à l’analyse et cette honnêteté font de Curry Barker une figure si intéressante dans le genre de l’horreur.
- 4 Pour ceux qui ont vu le film, il est clair que cette idée a du potentiel.
- 5 Le film ne le dit jamais clairement, mais cette idée est bien sous-entendue.
Obsession donne l’impression d’une œuvre accessible, marquante, et conçue pour avoir une influence durable.

Pour ceux qui ont vu le film attention, quelques petits spoilers pour les autres et il contient ce que Barker lui-même appelle une légère faille dans l’intrigue. Lors d’une conversation récente avec Total Film, le cinéaste a admis que le concept de « One Wish Willow » crée un paradoxe évident.
L’intrigue tourne autour de Bear, interprété par Michael Johnston qui utilise un artefact surnaturel nommé « One Wish Willow » pour que son amour de toujours, Nikki (Inde Navarrette), l’aime plus que tout autre. Ce souhait se concrétise, mais les répercussions deviennent intensément obsessionnelles et brutales.
Pour Barker, la difficulté est évidente : si cet objet existe et exauce les désirs, pourquoi le reste du monde ne succombe-t-il pas au chaos à cause des autres vœux formulés ? Le film suggère à peine que le monde extérieur à la situation de Bear reste inchangé, créant ainsi un paradoxe qui, même pour Barker, représente un problème.
Malgré sa connaissance de ce fait, il a choisi de l’ignorer.

« En effet, cela manque un peu de logique. Je préfère ne pas trop y penser, car il n’est vraiment pas logique qu’un univers où des vœux sont sans cesse réalisés existe », a-t-il déclaré à Total Film suite à une projection assez récente. « C’est vraiment difficile à comprendre. »
« Si le Saule aux Souhaits Unique fonctionne vraiment et ce qui est le cas dans ce monde et que les gens font constamment des souhaits, on devrait voir des choses complètement folles… comme des dragons, par exemple. Or, rien de tel ne se produit. Le monde reste assez normal d’après ce que l’on voit dans le film. Donc la logique n’est pas vraiment là. »
« Voici mon idée : chaque fois qu’une personne fait un vœu, elle se transporte dans une dimension parallèle où ce souhait se concrétise. Par conséquent, nous ne vivons pas tous les vœux en même temps. Mais cela ne fonctionne pas non plus, car de l’argent tombe du plafond… Oui, c’est un problème », a-t-il concédé en évoquant une scène où l’ami de Bear, Ian (Cooper Tomlinson), fait apparaître une grosse somme d’argent devant lui.
Cette aptitude à l’analyse et cette honnêteté font de Curry Barker une figure si intéressante dans le genre de l’horreur.

Cet échange l’a amené à envisager une suite potentielle, mais surtout, l’idée de transformer Obsession en une série d’anthologie. Au lieu de continuer à suivre les péripéties de Bear et Nikki, chaque épisode pourrait se concentrer sur une personne différente faisant un vœu… et en subissant les conséquences effrayantes.
« J’ai bien sûr d’autres projets qui m’enthousiasment, mais je peux clairement imaginer un Obsession 2. Ou même, ce qui m’emballe encore plus, une série d’anthologie d’une heure », partage Barker. « Chaque épisode mettrait en avant un souhait qui tourne mal. Je pourrais réaliser le pilote avec le même chef opérateur, puis faire appel à d’autres réalisateurs pour proposer leur propre vision. Ce serait vraiment formidable. »
Pour ceux qui ont vu le film, il est clair que cette idée a du potentiel.

Ce concept étend considérablement l’univers d’Obsession et en fait un terrain de jeu moderne teinté de surnaturel, inspiré par le mythe de La Patte de singe, qui est un des éléments les plus reconnaissables de l’horreur. On pourrait explorer des centaines de souhaits, différents personnages, des faiblesses émotionnelles… et toutes les conséquences terrifiantes qui pourraient en résulter.
Ce qui rend cette proposition encore plus fascinante, c’est qu’Obsession laisse entendre qu’une puissance supérieure se cache derrière le « One Wish Willow » — qu’il s’agisse de Satan, d’un démon, du Diable ou d’une force maléfique inconnue répandant des souhaits maudits à travers le monde.
Le film ne le dit jamais clairement, mais cette idée est bien sous-entendue.
C’est pourquoi une compilation d’histoires nommée Obsession pourrait se montrer singulière.
Au lieu de répéter le même récit, chaque partie pourrait devenir une horreur indépendante axée sur le désir, l’isolement, la jalousie, l’amour, la fierté, l’ardeur ou le regret — tout cela commencé par un souhait qui déraille. Vu la façon dont Barker mélange frissons, humour noir et moments pénibles, cette conception pourrait aisément perdurer longtemps.
Obsession director Curry Barker would like to explore more deadly wishes in the future perhaps in a potential anthology series #Obsession pic.twitter.com/JLKCkpyTch
— Total Film (@totalfilm) May 16, 2026

