Synopsis : Peu après avoir échappé à l’attaque sans merci de la famille Le Domas, Grace découvre qu’elle vient d’atteindre un nouveau niveau dans ce jeu cauchemardesque et elle aura à ses côtés sa sœur dont elle s’était éloignée, Faith. Elle n’aura qu’une seule chance pour à la fois survivre, protéger sa sœur et revendiquer le Haut Siège du Conseil qui gouverne le monde. Cette fois, quatre familles rivales la traquent pour s’emparer du trône, et celle qui l’emportera aura le pouvoir absolu.

Ressenti : Ready or Not 2: Here I Come surgit des cendres encore fumantes du premier film avec l’ambition d’en faire toujours plus. Les réalisateurs Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett reprennent les rênes, tandis que Samara Weaving retrouve son rôle, replongeant sans hésiter dans le chaos, toujours vêtue de sa désormais iconique robe de mariée ensanglantée.
Dans le premier opus sorti en 2019, Grace MacCaullay épousait la richissime famille Le Domas. Mais sa nuit de noces virait rapidement au cauchemar lorsqu’elle était forcée de participer à un jeu organisé par sa belle-famille, adepte de rituels sataniques. Ce jeu n’était autre qu’un cache-cache mortel, une tradition rare où le nouveau membre est traqué pour être sacrifié.
La suite démarre exactement après l’explosion qui anéantissait les Le Domas. Soupçonnée d’être responsable de leur mort, Grace se retrouve une fois de plus plongée dans un enfer dont elle pensait être sortie. Sa survie a en réalité attiré l’attention des familles les plus puissantes du monde, déclenchant une règle implacable : celui ou celle qui la tuera avant l’aube prendra la tête de leur conseil et héritera de son immense pouvoir. Si elle survit, cette place lui reviendra.

Encore sous le choc, Grace doit faire face à une nouvelle épreuve, cette fois aux côtés de sa sœur éloignée, Faith (Kathryn Newton). Venue lui rendre visite au moment le plus mal choisi, cette dernière lui reproche de l’avoir abandonnée durant leur adolescence. Menottées ensemble dès le début de la chasse, elles n’ont d’autre choix que de mettre leurs différends de côté pour survivre.
Le casting s’enrichit avec la présence de David Cronenberg dans le rôle de Chester, patriarche de la redoutable famille Danforth. À ses côtés, Sarah Michelle Gellar et Shawn Hatosy incarnent ses jumeaux, Ursula et Titus, déterminés à redorer le blason familial. Elijah Wood campe un avocat chargé de superviser ce nouveau jeu macabre, tandis que Kevin Durand et Néstor Carbonell complètent la galerie d’adversaires fortunés prêts à tout pour éliminer Grace.

Cette suite adopte une approche plus explosive, presque à la manière d’un John Wick version horreur, élargissant l’univers du premier film. Les rebondissements fonctionnent bien, même si le scénario peine parfois à proposer de véritables nouveautés. Malgré cela, l’énergie du film, son sens du spectacle et l’engagement du casting compensent largement ces limites. Fidèles à leur style, Bettinelli-Olpin et Gillett misent sur le « toujours plus », livrant un film encore plus intense et sanglant.
Si le premier film comptait déjà sur un solide second rôle avec Adam Brody et Andie MacDowell, cette suite mise sur un casting familier du genre. Elijah Wood s’amuse dans un rôle sombre, Kevin Durand déborde de présence, tandis que Kathryn Newton et Sarah Michelle Gellar apportent une touche de fraîcheur et de nostalgie en véritables scream queens.

La dynamique entre Newton et Weaving fonctionne particulièrement bien. Leur relation, faite de tensions et de rapprochements, ajoute une dimension émotionnelle bienvenue. Même si le film ne cherche pas la complexité, il impose une pression constante qui exige beaucoup des actrices, et toutes deux livrent des performances convaincantes.
Samara Weaving, en particulier, impressionne par l’intensité de son jeu. Entre panique, détermination et folie, elle incarne une Grace toujours plus poussée dans ses retranchements. Le rôle semble fait pour elle, mais à force de la voir souffrir, on en viendrait presque à espérer qu’elle puisse enfin trouver un peu de répit.




