Dark Sky Films vient de lever le voile sur la bande-annonce de Who’s Watching, un thriller horrifique tourné dans l’esprit du found footage. Derrière ses images volontairement brutes se dessine le portrait inquiétant d’un homme dont le projet artistique bascule progressivement dans la surveillance compulsive et la violence psychologique.
L’histoire suit Caleb, un musicien marginal qui rêve également de devenir réalisateur. Lorsqu’il fait la connaissance de sa nouvelle collègue, Krista, son intérêt pour elle prend rapidement une dimension malsaine. Sans son consentement, il commence à la suivre et à enregistrer ses faits et gestes, convaincu qu’elle pourrait devenir le personnage central de son futur film.
À mesure que son comportement devient plus instable, les rôles commencent toutefois à se brouiller. Le réalisateur amateur pense contrôler son récit, mais certains éléments lui échappent. Une question particulièrement dérangeante s’impose alors : Caleb est-il réellement le seul à surveiller les autres ?
Un casting familier du cinéma de genre

Le rôle principal est interprété par Zachary Ray Sherman, récemment remarqué dans A Desert. Il partage l’affiche avec Gracie Gillam, connue notamment pour Fright Night ainsi qu’avec Olivia Luccardi révélée auprès des amateurs d’horreur grâce à It Follows.
Le casting comprend également Steve Berg aperçu dans Don’t Worry Darling.
Le film est écrit et réalisé par Tim Kasher musicien principalement connu comme membre des groupes Cursive et The Good Life. Il signe ici un projet particulièrement personnel, développé pendant plus d’une décennie avant d’atteindre sa forme définitive.
La production est assurée par Tim Kasher aux côtés de Maher Jafari, Liz Renner et Josh Ethier.
Un portrait dérangeant de la fascination criminelle

Les premières images de Who’s Watching rappellent certains films qui ont exploré la proximité troublante entre la caméra et le criminel. L’approche évoque notamment l’ironie macabre de C’est arrivé près de chez vous, mais aussi la froideur réaliste de Henry : Portrait d’un tueur en série.
La bande-annonce repose moins sur des effets spectaculaires que sur un malaise permanent. Les vidéos enregistrées par Caleb, ses commentaires et son comportement imprévisible donnent l’impression de pénétrer directement dans l’esprit d’un homme incapable de distinguer la création artistique de la possession.
La caméra devient ainsi bien plus qu’un simple outil narratif. Elle sert de justification à Caleb, qui transforme chaque intrusion dans la vie de Krista en prétendue nécessité artistique. Cette mise en scène permet au film d’interroger notre fascination pour les images privées, les documentaires criminels et les récits construits à partir de la souffrance réelle des autres.
Un film développé pendant plus de dix ans

Selon Dark Sky Films, Tim Kasher transpose dans son premier long métrage plusieurs thèmes déjà présents dans son travail musical, notamment les relations humaines fragiles, la dépendance émotionnelle et les comportements autodestructeurs.
Le studio présente le film comme un thriller provocateur et psychologiquement éprouvant, largement soutenu par la performance de Zachary Ray Sherman. Des projections spéciales doivent également permettre au public de découvrir le long métrage avant sa sortie officielle, avec certaines séances accompagnées de prestations musicales intimistes.
Tim Kasher explique de son côté que le projet a connu de nombreuses transformations au cours de sa longue période de développement. Plusieurs versions du scénario ont été nécessaires avant que le réalisateur ne trouve l’équilibre recherché entre faux documentaire, étude de personnage et thriller horrifique.

Il souligne également l’importance des interprétations de Zachary Ray Sherman, Gracie Gillam et Olivia Luccardi qui auraient donné aux personnages une profondeur dépassant ses premières intentions.
Avec son dispositif volontairement inconfortable et son regard sur les dérives du voyeurisme, Who’s Watching semble vouloir entraîner le spectateur dans une expérience où chaque image devient suspecte. Un film qui pourrait bien rappeler qu’une caméra ne se contente jamais d’enregistrer la réalité : elle peut aussi la provoquer. Le film devrait sortie dans un premier temps aux Etats-Unis le 18 septembre 2026 via Dark Sky Films.






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