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13 meilleurs films found footage méconnus à voir absolument

Oubliez un instant Blair Witch, REC et Paranormal Activity. Le found footage regorge de films beaucoup moins connus capables de provoquer un malaise autrement plus tenace. Voici 13 pépites à découvrir si vous pensez avoir déjà fait le tour du genre.

Le found footage possède un étrange problème : lorsqu’il est question d’établir une liste des meilleurs films du genre, les mêmes titres reviennent inlassablement.

The Blair Witch Project, REC, Paranormal Activity, Cloverfield, Creep, Grave Encounters, Hell House LLC ou encore As Above, So Below ont évidemment marqué l’histoire du cinéma d’horreur. Mais limiter le found footage à cette poignée de classiques serait passer à côté d’une quantité impressionnante de films plus confidentiels.

Car derrière les franchises et les grands succès se cachent des expériences parfois beaucoup plus dérangeantes.

Faux documentaires, vidéos familiales retrouvées, reportages abandonnés, chaînes YouTube, archives policières ou simples bandes découvertes après une disparition : voici 13 films found footage à voir absolument, sans ressortir une nouvelle fois les éternels incontournables.

Savageland (2015)

 

Un village situé près de la frontière entre l’Arizona et le Mexique est retrouvé pratiquement entièrement massacré. Un seul habitant semble avoir survécu.

Rapidement considéré comme responsable, celui-ci affirme pourtant qu’une chose bien différente s’est produite cette nuit-là.

La véritable force de Savageland vient de son idée brillante : au lieu de reposer essentiellement sur des vidéos tremblantes, le film utilise notamment une série de photographies prises durant le massacre.

Et certaines de ces images restent longtemps en mémoire.

Construit comme un véritable documentaire criminel, le film laisse progressivement apparaître quelque chose d’effroyable à l’arrière-plan de son enquête.

Il ne cherche presque jamais le jumpscare facile. Il préfère laisser le spectateur examiner une photographie en se demandant ce qu’il est réellement en train de regarder.

Pourquoi le voir ?
Parce que Savageland transforme quelques photos floues en véritable cauchemar.

The Tunnel (2011)

Une journaliste australienne décide d’enquêter sur un réseau de tunnels abandonnés sous Sydney. Accompagnée de son équipe, elle descend dans ces galeries afin de découvrir ce que les autorités semblent vouloir dissimuler.

Évidemment, ils n’auraient jamais dû y entrer.

Réalisé par Carlo Ledesma, The Tunnel mélange interviews réalisées après les événements et images tournées pendant l’expédition souterraine.

Le décor fait presque tout.

Couloirs étroits, obscurité totale, salles abandonnées et impression permanente que quelque chose observe les protagonistes : The Tunnel exploite merveilleusement la claustrophobie.

Une fois sous terre, même le spectateur commence à chercher instinctivement une présence dans chaque zone sombre de l’écran.

Pourquoi le voir ?
Pour son utilisation remarquable de l’obscurité et son atmosphère suffocante.

The Bay (2012)

Voilà probablement l’un des found footage les plus sous-estimés des années 2010.

Réalisé par Barry Levinson, The Bay raconte une catastrophe survenue dans une petite ville côtière américaine à travers des vidéos personnelles, des caméras de surveillance, des communications officielles, des images médicales et des reportages.

Le point de départ paraît presque banal.

Des habitants commencent à développer d’étranges symptômes.

Puis la situation dégénère. Très vite.

Contrairement à de nombreux films du genre, The Bay ne repose pas sur une maison hantée ou une entité surnaturelle. Son horreur est biologique, sale et suffisamment crédible pour devenir particulièrement inconfortable.

Certaines images donnent immédiatement envie de ne plus jamais mettre un pied dans l’eau.

Pourquoi le voir ?
Parce qu’il réussit à donner à une catastrophe fictive l’apparence inquiétante d’un véritable scandale sanitaire.

Exhibit A (2007)

Pas de fantômes.Pas de démon.Pas de créature. Seulement une famille.

Et c’est précisément pour cela qu’Exhibit A est aussi perturbant.

Le film de Dom Rotheroe montre la désintégration progressive d’une famille britannique à travers la caméra de Judith, l’adolescente de la maison. Les images deviendront ensuite une pièce à conviction, d’où le titre du film.

Le spectateur sait donc dès le départ que quelque chose de grave va se produire.

Toute la tension vient de l’attente.

Les problèmes financiers s’accumulent, les mensonges prennent de l’ampleur et le comportement du père devient de plus en plus inquiétant.

Le fantastique est inutile : l’horreur vient ici entièrement des êtres humains.

Pourquoi le voir ?
Parce qu’il démontre qu’un found footage peut être terrifiant sans le moindre phénomène paranormal.

The Conspiracy (2012)

Deux réalisateurs travaillent sur un documentaire consacré à un homme obsédé par les théories du complot.

Puis celui-ci disparaît.

En essayant de comprendre ce qui lui est arrivé, les documentaristes découvrent l’existence possible d’une organisation secrète beaucoup plus puissante qu’ils ne l’imaginaient.

Écrit et réalisé par Christopher MacBride, The Conspiracy transforme progressivement une enquête relativement classique en véritable thriller paranoïaque.

Son efficacité repose sur une question toute simple :

et si le type que tout le monde prenait pour un fou avait raison ?

Plus les personnages avancent, plus le spectateur perd ses repères.

Et lorsqu’ils réussissent enfin à approcher ceux qu’ils recherchent, le film bascule dans une dernière partie particulièrement tendue.

Pourquoi le voir ?
Pour son mélange extrêmement efficace entre found footage, thriller et paranoïa conspirationniste.

Butterfly Kisses (2018)

Un réalisateur découvre plusieurs cassettes montrant deux étudiants enquêtant sur une légende urbaine appelée Peeping Tom.

Selon cette histoire, une silhouette apparaîtrait au bout d’un tunnel.

À chaque fois que celui qui l’observe cligne des yeux, elle se rapproche.

Le concept serait déjà suffisant pour construire un film d’horreur efficace. Mais Butterfly Kisses va beaucoup plus loin.

Le film d’Erik Kristopher Myers s’interroge constamment sur l’authenticité des images, les manipulations possibles du réalisateur et notre fascination pour les prétendues vidéos réelles.

C’est presque un found footage qui analyse le found footage.

Et derrière cet aspect méta se cache une légende urbaine particulièrement réussie.

Pourquoi le voir ?
Parce que Peeping Tom mériterait d’être beaucoup plus connu parmi les créatures du cinéma horrifique contemporain.

The Blackwell Ghost (2017)

Un réalisateur décide de délaisser son travail habituel pour enquêter sur les phénomènes paranormaux.

Son objectif : déterminer s’il existe réellement des preuves de l’existence des fantômes.

Son enquête le conduit jusqu’à une maison liée à une histoire particulièrement sinistre.

Réalisé par Turner Clay, The Blackwell Ghost dure moins d’une heure et adopte une approche volontairement minimaliste.

Pas d’effets spectaculaires toutes les cinq minutes.

Pas de démon numérique surgissant devant la caméra.

Le film préfère filmer une maison silencieuse pendant suffisamment longtemps pour que le moindre bruit devienne suspect.

Cette simplicité fonctionne remarquablement bien.

Elle a d’ailleurs donné naissance à toute une série de films Blackwell Ghost.

Pourquoi le voir ?
Parce qu’il retrouve ce que le found footage fait de mieux : convaincre momentanément le cerveau que ce qu’il regarde pourrait être réel.

Horror in the High Desert (2021)

Gary Hinge, randonneur expérimenté passionné par les régions désertiques du Nevada, disparaît mystérieusement.

Un documentaire revient sur l’affaire en interrogeant ses proches et les personnes ayant participé aux recherches.

Pendant longtemps, Horror in the High Desert ressemble davantage à un épisode d’émission consacré à une véritable disparition qu’à un film d’horreur.

C’est totalement volontaire.

Le film écrit et réalisé par Dutch Marich mélange faux documentaire et images retrouvées autour de cette disparition.

Puis arrivent les dernières vidéos de Gary.

Et l’ambiance change complètement.

Il suffit alors d’une cabane, d’une caméra et de quelques bruits dans l’obscurité pour créer une séquence extrêmement inquiétante.

Pourquoi le voir ?
Pour sa lente montée en tension et une dernière partie capable de rendre une simple promenade nocturne particulièrement désagréable.

The Possession of Michael King (2014)

Après la mort de sa femme, Michael King refuse toujours de croire au surnaturel.

Il décide alors de réaliser un documentaire pour démontrer que les médiums, les occultistes et les prétendus spécialistes du paranormal sont des imposteurs.

Son expérience consiste à aller très loin.

Beaucoup trop loin.

Michael participe volontairement à différents rituels et demande littéralement aux forces surnaturelles de venir le chercher.

Dans le film de David Jung, ce cinéaste athée devient progressivement la cible de phénomènes qu’il ne parvient plus à expliquer.

L’intérêt vient notamment du renversement de situation : contrairement à la plupart des victimes de films démoniaques, Michael a activement provoqué ce qui lui arrive.

Pourquoi le voir ?
Parce qu’il propose une variation particulièrement agressive du film de possession.

The Devil’s Doorway (2018)

En 1960, deux prêtres catholiques sont envoyés dans un établissement religieux irlandais après l’apparition supposée d’un miracle.

Ils emportent avec eux une caméra afin de documenter leur enquête.

Mais derrière les murs de l’institution se cachent des événements autrement plus sombres.

Réalisé par Aislinn Clarke, The Devil’s Doorway utilise le found footage dans un contexte historique inhabituel pour le genre.

La photographie reproduisant l’apparence d’anciennes pellicules donne immédiatement aux images une identité différente.

Mais le véritable malaise vient du lieu lui-même, de ses pensionnaires et de ce que les religieux découvrent progressivement.

Pourquoi le voir ?
Pour son ambiance gothique et son utilisation originale du found footage dans un récit situé dans les années 1960.

Digging Up the Marrow (2014)

Et si les monstres existaient vraiment ?

Adam Green, réalisateur notamment connu pour Hatchet, joue ici une version fictive de lui-même.

Alors qu’il prépare un documentaire consacré aux monstres, il reçoit le témoignage d’un homme affirmant pouvoir lui révéler leur existence.

Cet homme, interprété par Ray Wise, prétend même savoir où ils vivent.

Sous nos pieds.

Digging Up the Marrow mélange mockumentary, found footage et cinéma de monstres dans une proposition particulièrement originale.

Pendant une bonne partie du film, une question demeure : cet homme connaît-il réellement un monde caché ou Adam Green est-il simplement en train de perdre son temps avec un illuminé ?

Évidemment, aller vérifier soi-même n’était peut-être pas la meilleure idée.

Pourquoi le voir ?
Parce que les found footage consacrés aux véritables créatures restent étonnamment rares.

Be My Cat: A Film for Anne (2015)

Celui-ci peut devenir franchement inconfortable.

Un jeune cinéaste roumain nommé Adrian souhaite absolument convaincre Anne Hathaway de jouer dans son film.

Pour lui prouver son talent, il commence à tourner une démonstration spécialement destinée à l’actrice.

Son projet devient progressivement une obsession.

Puis quelque chose de beaucoup plus inquiétant.

Réalisé, écrit et interprété par Adrian Țofei, Be My Cat: A Film for Anne est un found footage roumain sorti en 2015 dont le réalisme repose énormément sur la performance de son personnage principal.

La frontière entre acteur et personnage semble parfois disparaître.

Ce n’est pas forcément le film idéal pour une soirée détente.

En revanche, c’est exactement le type d’expérience que recherchent les amateurs de cinéma horrifique vraiment étrange.

Pourquoi le voir ?
Pour son personnage principal imprévisible et son réalisme parfois franchement dérangeant.

Death of a Vlogger (2019)

Un vidéaste dont la popularité commence à décliner réussit soudainement à filmer ce qui ressemble à un véritable phénomène paranormal.

La vidéo devient virale.

Et évidemment, lorsqu’Internet réclame davantage de contenu, il faut continuer à filmer.

Death of a Vlogger, écrit et réalisé par Graham Hughes, mélange images found footage, interviews et faux documentaire.

Le film joue intelligemment avec une évolution importante du genre : aujourd’hui, pourquoi quelqu’un continuerait-il à filmer alors qu’une situation devient dangereuse ?

Parce que sa chaîne existe.

Parce que les internautes regardent.

Parce que les vues augmentent.

La caméra ne sert donc plus seulement à conserver une preuve. Elle devient la raison même pour laquelle le personnage refuse de s’arrêter.

Pourquoi le voir ?
Parce qu’il adapte intelligemment les mécanismes du found footage à l’époque de YouTube et des créateurs de contenu.

Le found footage a encore énormément de choses à montrer

Le succès de The Blair Witch Project a provoqué une véritable explosion du found footage puis Paranormal Activity a démontré quelques années plus tard qu’un film tourné avec très peu de moyens pouvait encore devenir un phénomène mondial.

Le problème est que ces immenses succès ont fini par masquer une grande partie du reste du genre.

Pourtant, ses œuvres les plus intéressantes ne se trouvent pas toujours parmi les plus célèbres.

Savageland transforme des photographies en preuves d’un massacre.

Exhibit A trouve son horreur dans l’effondrement d’une famille.

The Conspiracy transforme un documentaire en cauchemar paranoïaque.

The Bay imagine les archives d’une catastrophe biologique.

Butterfly Kisses questionne directement notre besoin de croire aux images que nous regardons.

Et Horror in the High Desert démontre qu’une caméra, une cabane perdue et quelques minutes dans l’obscurité peuvent encore suffire à provoquer une véritable angoisse.

C’est probablement là que réside la force du found footage.

Lorsque nous oublions que quelqu’un a crié “action”, l’horreur ne ressemble plus tout à fait à du cinéma. Elle ressemble à une preuve.

Et les meilleures preuves sont parfois celles que nous aurions préféré ne jamais découvrir.

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