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“Once Human” : Survivre est facile, rester humain l’est beaucoup moins

Explorez un monde post-apocalyptique fascinant où survie, construction, combats et créatures surnaturelles redéfinissent les règles du genre.

Dans la majorité des jeux de survie, le danger possède un visage familier. Il prend la forme d’une jauge de faim, d’une nuit glaciale, d’une créature agressive ou d’un autre joueur prêt à voler des ressources.

Dans Once Human, la menace est plus difficile à définir.

Elle se trouve dans les bâtiments abandonnés, dans les silhouettes impossibles qui traversent les paysages et jusque dans les objets du quotidien. Une créature gigantesque peut surgir derrière une station-service, tandis qu’un compagnon à l’apparence presque adorable peut produire des ressources dans votre territoire.

Le jeu développé par Starry Studio ne cherche donc pas seulement à savoir combien de temps vous réussirez à survivre. Il pose une question beaucoup plus dérangeante : combien de temps pourrez-vous encore vous considérer comme humain ?

Un monde détruit qui refuse de mourir

Once Human est un jeu de survie multijoueur en monde ouvert, disponible gratuitement. Il place les joueurs dans un futur post-apocalyptique transformé par une substance extraterrestre appelée Stardust. Le titre mêle exploration, combats, fabrication d’équipement, construction et affrontements contre des créatures surnaturelles.

Sur le papier, cette formule semble connue. On collecte du bois et des minerais, on améliore son équipement, on construit un abri et on explore des zones de plus en plus dangereuses.

Mais Once Human se distingue par la manière dont il met en scène son univers.

La catastrophe n’a pas simplement détruit la civilisation. Elle l’a déformée. Les routes, les supermarchés et les maisons sont encore reconnaissables, mais quelque chose semble toujours déplacé. Le monde conserve les traces d’une vie normale, tout en donnant l’impression qu’aucun retour à la normale ne sera jamais possible.

Cette familiarité rend l’exploration particulièrement efficace. Le joueur ne visite pas une planète totalement étrangère : il avance dans les ruines d’un monde qui ressemble encore au sien.

Votre base raconte la personne que vous êtes devenue

Dans de nombreux jeux de survie, la base est avant tout un coffre-fort amélioré. Elle sert à protéger les ressources, fabriquer des objets et préparer la prochaine expédition.

Dans Once Human, elle devient progressivement un véritable portrait du joueur.

Certains construisent une forteresse conçue pour résister à toutes les attaques. D’autres préfèrent une maison moderne avec de grandes fenêtres, une terrasse et des espaces décorés. Les joueurs les plus méthodiques organisent leur territoire comme une usine, avec des zones consacrées à la production, au stockage et à la fabrication.

Ces choix ne sont pas uniquement esthétiques.

Après plusieurs heures passées dans des villes contaminées ou face à des créatures difformes, retrouver un endroit éclairé, ordonné et personnalisé procure un sentiment inattendu de sécurité. La construction ne sert alors plus seulement à progresser. Elle permet de recréer un petit morceau de normalité au milieu du chaos.

C’est l’un des paradoxes les plus intéressants de Once Human : alors que le monde extérieur devient de plus en plus étrange, le joueur consacre parfois des heures à choisir l’emplacement d’un canapé ou la forme de son toit.

Les Déviations, entre compagnons utiles et anomalies inquiétantes

Les Déviations occupent une place centrale dans l’identité de Once Human.

Ces créatures peuvent accompagner le joueur au combat, produire des ressources ou accomplir certaines tâches dans la base. Leur apparence varie considérablement : certaines semblent presque mignonnes, tandis que d’autres rappellent que l’univers du jeu repose sur une transformation incontrôlable du vivant.

Elles apportent une dimension proche de la collection, mais leur intérêt dépasse le simple plaisir de toutes les obtenir.

Chaque Déviation modifie légèrement la manière de jouer. L’une peut soutenir le personnage pendant un affrontement, une autre faciliter la production et une troisième devenir indispensable à une organisation particulière du territoire.

Le joueur ne construit donc pas uniquement une base remplie de machines. Il rassemble une communauté d’anomalies dont il apprend à exploiter les capacités.

Cette relation demeure volontairement ambiguë. S’agit-il de compagnons, d’outils ou de créatures prisonnières d’un système que personne ne comprend vraiment ? Le jeu ne force pas toujours le joueur à se poser cette question, mais son univers la laisse constamment planer.

Des combats accessibles, mais une préparation déterminante

Once Human adopte une structure de jeu de tir à la troisième personne, désormais complétée par une perspective à la première personne dans de nombreuses actions principales depuis la mise à jour anniversaire de juillet 2026. Cette vue peut notamment être utilisée pour les déplacements, les tirs, les attaques de mêlée, la collecte et l’utilisation de différents objets.

Les affrontements sont relativement faciles à comprendre. Les joueurs disposent d’armes à feu, d’armes de mêlée, de consommables et de capacités liées à leur équipement ou à leurs Déviations.

La véritable profondeur vient cependant de la préparation.

Une arme puissante ne suffit pas toujours. Il faut également tenir compte de ses améliorations, de ses effets, de l’armure utilisée et des synergies entre les différentes pièces d’équipement. Une construction bien pensée peut transformer une rencontre difficile en démonstration de puissance.

Cette progression possède toutefois un revers. Lorsqu’un joueur commence à rechercher l’optimisation parfaite, l’aventure peut se transformer en succession de statistiques, de ressources à accumuler et de composants à obtenir.

Once Human est souvent plus captivant lorsqu’on accepte de ne pas tout rentabiliser. Une expédition improvisée, une construction étrange ou une découverte inattendue peuvent laisser davantage de souvenirs qu’une augmentation minime des dégâts.

Les scénarios empêchent le monde de rester immobile

L’une des particularités majeures de Once Human réside dans son système de scénarios.

Un scénario définit le thème, les règles et les objectifs d’un serveur. Le jeu a notamment proposé des expériences orientées vers le PvE, comme Manibus, ainsi que des scénarios davantage tournés vers les affrontements entre joueurs.

Cette organisation permet au jeu de renouveler ses menaces et ses environnements sans simplement agrandir indéfiniment la même carte. Les joueurs peuvent être confrontés à de nouvelles contraintes, à des conditions climatiques extrêmes ou à des formes différentes de coopération et de compétition.

Dans un jeu de survie traditionnel, on imagine souvent construire une base destinée à rester en place pendant plusieurs années. Once Human fonctionne davantage comme une succession de chapitres. Une partie de la progression évolue avec les scénarios, tandis que certains éléments importants peuvent être conservés ou réutilisés.

Cette structure demande de changer de perspective : le territoire n’est pas forcément un monument éternel. Il devient le souvenir d’une saison particulière et des joueurs rencontrés pendant celle-ci.

Peut-on vraiment jouer seul à Once Human ?

Il est possible d’explorer une grande partie du jeu en solitaire. La collecte, la construction, les missions et de nombreux affrontements restent accessibles sans groupe permanent.

Mais jouer seul et vivre l’expérience complète sont deux choses différentes.

Once Human devient plus intéressant lorsque les territoires commencent à former de petits quartiers, lorsque plusieurs joueurs préparent une activité difficile ou lorsqu’un inconnu intervient au milieu d’un combat qui semblait perdu.

La présence des autres transforme également la perception du monde. Une base abandonnée peut raconter le passage d’un ancien joueur. Une construction spectaculaire aperçue au bord d’une route peut devenir un point de repère. Une rencontre improvisée peut conduire à plusieurs heures d’exploration commune.

Le multijoueur ne sert donc pas uniquement à vaincre des ennemis plus puissants. Il donne l’impression que la civilisation tente réellement de se reconstruire, même lorsque cette reconstruction prend la forme d’une immense villa posée au milieu d’un marais contaminé.

Un jeu fascinant mais pas toujours parfaitement maîtrisé

Once Human possède une identité visuelle forte, un système de construction généreux et une boucle d’exploration capable de retenir l’attention pendant de nombreuses heures.

Il n’échappe pourtant pas à certaines limites.

La collecte peut devenir répétitive, l’interface présente une quantité importante de menus et la progression demande parfois de comprendre des systèmes insuffisamment expliqués. La structure saisonnière peut également déstabiliser les joueurs qui souhaitent conserver exactement le même monde et la même base sans interruption.

La narration, quant à elle, alterne entre idées fascinantes et présentation fragmentée. L’univers donne souvent envie d’en apprendre davantage, mais toutes les réponses ne sont pas racontées avec la même clarté.

Ces imperfections ne détruisent pas l’expérience. Elles rappellent plutôt que Once Human est un jeu ambitieux qui rassemble plusieurs genres : survie, jeu de tir, construction, exploration, collection et coopération en ligne.

Pourquoi Once Human mérite plus qu’une simple comparaison

Comparer Once Human à d’autres jeux de survie est inévitable. On peut reconnaître des mécaniques déjà vues ailleurs : collecte de ressources, fabrication, bases personnalisables, progression par équipement et activités multijoueurs.

Mais son intérêt ne vient pas d’une mécanique totalement révolutionnaire.

Il vient de son atmosphère.

Once Human donne l’impression d’explorer un rêve malade dans lequel les objets familiers ont oublié leur fonction. Le joueur peut passer d’une scène inquiétante à une activité presque paisible, puis retourner décorer sa maison comme si le monde n’avait pas été dévoré par une contamination extraterrestre.

Ce contraste lui permet de se démarquer.

Le jeu n’est pas uniquement sombre, effrayant ou spectaculaire. Il est également étrange, parfois absurde et étonnamment chaleureux lorsque plusieurs joueurs décident de construire quelque chose ensemble.

Faut-il commencer Once Human aujourd’hui ?

Once Human mérite d’être essayé par les joueurs qui apprécient l’exploration libre, la construction et les univers post-apocalyptiques sortant de l’ordinaire.

Son modèle free-to-play permet de découvrir ses principaux systèmes sans acheter le jeu, tandis que les scénarios offrent plusieurs manières d’aborder l’aventure. La version anniversaire de juillet 2026 a également introduit de nouveaux contenus et généralisé l’utilisation de la vue à la première personne dans les activités principales.

Il faudra néanmoins accepter une progression parfois dense, des phases de collecte répétitives et un fonctionnement saisonnier différent de celui d’un monde de survie entièrement permanent.

Once Human n’est peut-être pas le jeu dans lequel vous protégerez éternellement la même maison.

C’est plutôt celui dans lequel chaque maison raconte comment vous avez survécu à une version différente de la fin du monde.

Et lorsque le scénario prendra fin, les ressources et les équipements ne seront peut-être pas les éléments les plus importants que vous conserverez.

Le véritable souvenir restera ce moment où, au milieu d’un paysage impossible, un endroit construit de vos propres mains aura brièvement ressemblé à un foyer.

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