
Gerrit Graham est mort : l’acteur de Phantom of the Paradise et Child’s Play 2 avait 77 ans
De l’extravagant Beef de Phantom of the Paradise au père adoptif d’Andy Barclay dans Child’s Play 2, Gerrit Graham laisse derrière lui plusieurs rôles cultes du cinéma de genre.
Figure familière du cinéma de genre et visage inoubliable de Phantom of the Paradise, TerrorVision ou encore Child’s Play 2, Gerrit Graham est mort à l’âge de 77 ans. L’acteur, scénariste et auteur-compositeur américain est décédé le 15 septembre 2026 à Rhinebeck, dans l’État de New York. Il souffrait d’une maladie pulmonaire. Sa disparition emporte l’un de ces seconds rôles immédiatement reconnaissables qui ont traversé plusieurs décennies de cinéma fantastique et horrifique.
Gerrit Graham est mort à 77 ans

La disparition de Gerrit Graham a été annoncée le 18 septembre. Selon les informations rapportées par la presse américaine, l’acteur est décédé dans un établissement médicalisé de Rhinebeck des suites de complications liées à une maladie pulmonaire.
Sa carrière ne se résumait pourtant pas à l’horreur. Cinéma, télévision, écriture, animation et musique : Graham avait multiplié les expériences tout au long de son parcours.
Pour les amateurs de cinéma fantastique, son nom reste néanmoins indissociable de plusieurs œuvres devenues cultes, à commencer par Phantom of the Paradise de Brian De Palma.
Phantom of the Paradise : Beef, le rôle culte de Gerrit Graham

Sorti en 1974, Phantom of the Paradise reste probablement le film auquel Gerrit Graham demeure le plus fortement associé.
Dans l’opéra rock de Brian De Palma, il interprète Beef, chanteur glam extravagant choisi par le producteur Swan pour devenir l’une des vedettes de son nouveau spectacle. Graham ne dispose pas du temps de présence le plus important du film, mais son interprétation volontairement excessive et théâtrale suffit à transformer Beef en l’un de ses personnages les plus mémorables.
Phantom of the Paradise est progressivement devenu un véritable film culte, mêlant horreur, satire de l’industrie musicale, comédie noire et relecture du mythe de Faust.
La collaboration entre Gerrit Graham et Brian De Palma avait cependant commencé bien avant. L’acteur apparaissait déjà dans Greetings en 1968 puis Hi, Mom! en 1970, deux films mettant également en scène un jeune Robert De Niro. Il retrouvera ensuite le réalisateur pour Home Movies en 1979.
De TerrorVision à Child’s Play 2, un visage familier du cinéma d’horreur

Les années suivantes permettront à Gerrit Graham de construire une filmographie particulièrement appréciée des amateurs de cinéma de genre.
En 1986, il devient Stan Putterman dans TerrorVision, délirante comédie horrifique de Ted Nicolaou. Son personnage est le père d’une famille dont la nouvelle antenne satellite capte quelque chose de beaucoup moins sympathique qu’un programme télévisé : une créature extraterrestre se retrouve directement projetée dans leur maison.
Le mélange d’horreur, de science-fiction, de couleurs criardes et de satire familiale a depuis permis à TerrorVision d’acquérir son propre statut de film culte.
Quatre ans plus tard, Gerrit Graham rejoint une franchise autrement plus célèbre avec Child’s Play 2.
Il y incarne Phil Simpson, le père adoptif d’Andy Barclay, interprété par Alex Vincent. Peu convaincu par les affirmations du jeune garçon concernant le retour de Chucky, Phil découvrira malheureusement que la poupée tueuse est loin d’être le fruit de son imagination.
Cette apparition relie directement Graham à l’une des grandes franchises du slasher et à l’un des monstres les plus reconnaissables du cinéma d’horreur.
Gerrit Graham avait multiplié les apparitions dans le cinéma fantastique

Phantom of the Paradise, TerrorVision et Child’s Play 2 ne représentent qu’une partie de son parcours dans le cinéma de genre.
On pouvait notamment retrouver Gerrit Graham dans Demon Seed en 1977, adaptation du roman de Dean Koontz dans laquelle une intelligence artificielle prend le contrôle d’une maison et développe des ambitions particulièrement inquiétantes.
L’acteur apparaît également dans plusieurs productions devenues cultes auprès des amateurs de cinéma fantastique et de séries B, parmi lesquelles C.H.U.D. II: Bud the C.H.U.D. ou encore It’s Alive III: Island of the Alive.
Sa carrière télévisuelle fut tout aussi prolifique. Gerrit Graham est passé par de nombreuses séries, de Seinfeld à Law & Order en passant par The Wonder Years. Les amateurs de science-fiction ont également pu le voir dans Star Trek: Deep Space Nine et Star Trek: Voyager.
Gerrit Graham était aussi scénariste et collaborateur de Disney
La carrière de Gerrit Graham possédait également une face beaucoup moins connue du grand public.
En parallèle de son métier d’acteur, il travaillait comme scénariste. Il a participé à trois épisodes de la nouvelle version de The Twilight Zone dans les années 1980 et a également contribué à plusieurs productions Disney.
Son nom est notamment associé à Oliver & Company, sorti en 1988, ainsi qu’à La Petite Sirène en 1989. Il a ensuite coécrit avec son frère Sam Graham le court métrage d’animation Disney Le Prince et le Pauvre, sorti en 1990.
Un parcours étonnamment éclectique pour un acteur que de nombreux spectateurs identifient avant tout à ses personnages excentriques du cinéma de genre.
Du cinéma au Grateful Dead
Gerrit Graham entretenait également un lien inattendu avec l’histoire du rock américain.
Il avait rencontré Bob Weir dans les années 1970 et participa à l’écriture de Victim or the Crime. Le morceau sera finalement enregistré par Grateful Dead et figurera sur Built to Last, treizième et dernier album studio du groupe, sorti en 1989.
Graham avait donc réussi à laisser son empreinte dans des univers particulièrement éloignés les uns des autres : cinéma indépendant, horreur, télévision, animation Disney et rock psychédélique américain.
Gerrit Graham laisse derrière lui plusieurs personnages cultes
Gerrit Graham faisait partie de cette génération d’acteurs de caractère dont le visage pouvait parfois être plus connu du public que le nom.
Pour les amateurs d’horreur, il restera pourtant difficile d’oublier l’exubérant Beef de Phantom of the Paradise, le malheureux Stan Putterman de TerrorVision ou Phil Simpson confronté à Chucky dans Child’s Play 2.

Trois rôles très différents qui résument finalement assez bien son parcours : une capacité à passer de l’excès total à la comédie ou à l’horreur plus sombre sans jamais complètement disparaître derrière le personnage.
Gerrit Graham laisse derrière lui ses deux fils, Jack et Henry, ainsi que quatre petits-enfants nous leur adressont toutes nos condoléances.


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