La première bande-annonce de Sundown entraîne le spectateur dans une maison où chaque bruit, chaque ombre et chaque souvenir peuvent recevoir deux explications radicalement opposées. S’agit-il d’une véritable manifestation surnaturelle ou des conséquences psychologiques d’un deuil marqué par la démence ? Le film entend maintenir cette incertitude jusqu’à faire vaciller la perception de ses personnages comme celle du public.
Réalisé par Marcus Slabine et Brian Klingborg également scénariste, ce nouveau long métrage américain adopte les codes du found footage pour suivre une famille confrontée à une présence aussi intime qu’inquiétante. Le film doit être présenté en août 2026 dans le cadre du Mad Monster Party, en Caroline du Nord, ainsi que du Houston Horror Film Fest. Aucune date de sortie commerciale n’a encore été communiquée.
Une veuve persuadée que son mari est revenu
Depuis la disparition de son époux, mort après avoir souffert de démence, Mary affirme ne plus être seule dans sa maison. Elle est convaincue que l’esprit du défunt continue d’occuper les lieux et cherche à entrer en contact avec elle.
Son fils Chris, dont elle s’est éloignée, refuse cependant d’adhérer immédiatement à cette explication. Il rejoint la demeure familiale accompagné de Bill, un ami cinéaste chargé de documenter leur intervention, et de Clarissa, une médium susceptible d’identifier l’origine des phénomènes rapportés.
Leur objectif initial est simple : démontrer que la peur de Mary est alimentée par son chagrin, son isolement et son imagination. Mais les images enregistrées sur place commencent à révéler des événements qu’aucun d’entre eux ne semble capable d’expliquer rationnellement.
Ce dispositif donne au film sa principale source de tension. La caméra n’est pas seulement présente pour enregistrer l’enquête : elle devient un témoin potentiellement plus fiable que les personnages eux-mêmes. Chaque séquence peut alors servir de preuve d’une hantise ou, au contraire, illustrer la manière dont la peur déforme progressivement la réalité.
Un found footage fondé sur le deuil et le doute
Plutôt que de présenter immédiatement une menace clairement identifiable, Sundown semble construire son horreur autour de l’incertitude. Le récit associe la perte d’un proche, les souvenirs familiaux et la détérioration des repères mentaux à la possibilité d’une présence malveillante.
Cette approche permet au film de dépasser le simple scénario de maison hantée. Mary ne redoute pas uniquement ce qui pourrait se cacher dans les pièces obscures : elle doit également déterminer si ce qu’elle ressent provient de son mari, d’une force différente ou de son propre traumatisme.
Marcus Slabine explique avoir été attiré par la progression du scénario, ses personnages ancrés dans le réel et son mystère devenant de plus en plus sombre. Le cinéaste affirme également avoir recherché des réactions naturelles et des moments de peur suffisamment préparés pour que l’horreur conserve tout son impact lorsqu’elle surgit.
Une histoire inspirée par des événements réels
Brian Klingborg a puisé l’idée du film dans le récit d’un décès survenu au sein de la famille de Chris Alexander. Les circonstances étranges entourant cette disparition auraient fourni le point de départ du scénario et de sa réflexion sur les liens entre amour, absence et perception du réel.
La production a bénéficié d’un élément particulièrement inhabituel : une partie du tournage s’est déroulée dans la maison associée aux événements ayant inspiré l’histoire. Ce décor réel aurait permis aux réalisateurs de renforcer l’atmosphère du film sans devoir reconstruire artificiellement l’environnement à l’origine du projet.
Le tournage principal s’est déroulé dans l’État de New York, notamment dans la région des Catskills et à Saugerties. La production est portée par Ragnarok Films.
Des visages familiers du cinéma d’horreur indépendant
Le rôle de Bill est interprété par Damian Maffei déjà aperçu dans The Strangers: Prey at Night et Haunt. Emily Sweet connue notamment pour V/H/S/99 et Castle Freak incarne la médium Clarissa.
Le casting comprend également Chris Alexander dans le rôle de Chris, Kelly Walters dans celui de Mary, ainsi qu’Erich Rausch, Michael Leavy, Marcus Slabine et Terry Alexander. Ce dernier est notamment connu des amateurs de cinéma horrifique pour son apparition dans Le Jour des morts-vivants de George A. Romero.

En réunissant des comédiens habitués aux productions de genre et en privilégiant un tournage dans des décors directement liés à son inspiration, Sundown cherche à donner une crédibilité supplémentaire à son dispositif documentaire.






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