
“Sender” : Le thriller paranoïaque avec Britt Lower sortira au cinéma au printemps 2027
Dark Sky Films distribuera aux États-Unis le premier long métrage de Russell Goldman, produit par Jamie Lee Curtis et également porté par Rhea Seehorn et David Dastmalchian.
Sender, le thriller psychologique et paranoïaque porté par Britt Lower, star de Severance, a trouvé son distributeur américain. Dark Sky Films a acquis les droits de distribution aux États-Unis et prévoit une sortie nationale au cinéma au printemps 2027. Écrit et réalisé par Russell Goldman, le film est également produit par Jamie Lee Curtis et réunit Rhea Seehorn et David Dastmalchian dans un casting particulièrement solide.
Sender sortira au cinéma au printemps 2027 aux États-Unis

Après plusieurs mois de circulation dans les festivals, Sender franchit donc une étape importante. Dark Sky Films a récupéré les droits de distribution américains du premier long métrage de Russell Goldman, avec l’intention de le proposer dans les salles à travers les États-Unis au printemps 2027.
Aucune date précise n’a encore été communiquée et l’annonce concerne pour le moment le territoire américain. Pour la France et la Belgique, il faudra donc attendre de savoir quels distributeurs récupéreront éventuellement le film ou sous quelle forme il sera proposé.
Cette acquisition intervient alors que Sender poursuit encore son parcours en festivals, avec notamment une présentation à Beyond Fest à Los Angeles et une première européenne au Festival international du film fantastique de Sitges.
Sender transforme les achats en ligne en cauchemar paranoïaque

Au centre de Sender, on retrouve Julia, interprétée par Britt Lower. Licenciée trois semaines auparavant et sobre depuis exactement la même période, la jeune femme tente de reprendre sa vie en main dans une maison de location en banlieue.
Pour reconstruire rapidement son environnement, elle commande de nombreux objets sur Internet.
Puis des colis qu’elle n’a jamais achetés commencent à arriver devant sa porte.
Un blender. Un tire-bouchon. Une teinte de rouge à lèvres qu’elle connaît particulièrement bien.
Des objets suffisamment personnels pour que la coïncidence devienne difficile à accepter.
Julia contacte alors le site marchand fictif Smirk, qui nie toute responsabilité. Convaincue que quelqu’un connaît son passé et l’observe, elle se lance dans une enquête obsessionnelle pour découvrir l’identité de cet expéditeur anonyme.
Le point de départ permet ainsi à Russell Goldman d’utiliser une situation extrêmement quotidienne — recevoir un colis — pour construire progressivement un récit sur la surveillance, la dépendance, la perte de contrôle et la frontière de plus en plus floue entre intimité et consommation.
Britt Lower au centre d’un casting impressionnant

Le rôle principal de Sender revient à Britt Lower, évidemment connue pour incarner Helly R. dans Severance.
Autour d’elle, Russell Goldman a réuni plusieurs visages particulièrement familiers du cinéma et des séries de genre.
Rhea Seehorn, Anna Baryshnikov, David Dastmalchian, Utkarsh Ambudkar, Mike Mitchell, Edward Torres, Alyssa Limperis et Inger Stratton complètent notamment la distribution.
Jamie Lee Curtis apparaît elle aussi devant la caméra, tout en occupant un rôle majeur dans la production du projet aux côtés de Molly Hallam et Jake Katofsky. La fiche officielle du film confirme également Britt Lower et Russell Goldman parmi ses producteurs exécutifs.
La présence de David Dastmalchian, désormais incontournable dans le cinéma fantastique et horrifique après notamment Late Night with the Devil, renforce encore l’intérêt du projet pour les amateurs du genre.
Sender marque le premier long métrage de Russell Goldman

Sender constitue le premier long métrage réalisé par Russell Goldman, mais le projet n’est pas apparu de nulle part.
Le film développe en effet l’idée de son court métrage Return to Sender, réalisé en 2022. Le scénario du long métrage s’est ensuite retrouvé sur la Black List 2023, qui rassemble chaque année des scénarios encore non produits particulièrement remarqués dans l’industrie américaine.
Goldman reprend donc une idée développée depuis plusieurs années pour l’élargir en thriller psychologique de 94 minutes. Le cinéaste est également l’unique scénariste du long métrage.
Cette origine explique probablement pourquoi le dispositif de Sender semble dépasser le simple concept du « mystérieux colis ». L’enjeu semble surtout résider dans la façon dont Julia doute progressivement de ce qui lui arrive, mais aussi de sa propre perception.
De SXSW à Sitges, Sender s’est déjà fait remarquer en festivals

Avant même son acquisition par Dark Sky Films, Sender avait déjà entamé une belle carrière dans les festivals.
Le film a connu sa première mondiale au SXSW 2026, où il était présenté dans la compétition Narrative Feature. Il a ensuite poursuivi son parcours dans plusieurs manifestations américaines avant d’être programmé à Sitges pour sa première européenne.
Le film a également remporté des prix du meilleur long métrage dans plusieurs festivals, notamment au Chattanooga Film Festival et au Sidewalk Film Festival, un parcours qui a contribué à accroître sa visibilité avant sa distribution commerciale.
Ce cheminement est particulièrement intéressant pour un thriller indépendant : Sender arrive donc chez Dark Sky Films avec déjà plusieurs mois de bouche-à-oreille derrière lui.
Un thriller entre surveillance, addiction et hyperconsommation
Sous son apparence de thriller paranoïaque, Sender semble vouloir attaquer une peur très contemporaine : jusqu’où les plateformes savent-elles ce que nous voulons, ce que nous achetons et ce que nous sommes ?
Le principe des colis non sollicités fonctionne d’autant mieux qu’il détourne quelque chose devenu parfaitement banal. Une livraison déposée devant une porte n’a rien d’inquiétant en soi. Mais lorsque son contenu paraît directement lié à la vie privée du destinataire, la commodité technologique devient soudainement intrusive.

Le film semble également utiliser cette mécanique pour prolonger le thème de l’addiction. Julia sort d’une période particulièrement fragile et tente de reconstruire son quotidien tandis qu’une nouvelle forme de comportement compulsif s’installe autour des achats en ligne.
C’est précisément là que Sender pourrait se distinguer d’un thriller classique consacré au harcèlement : la menace ne semble pas seulement venir d’un individu, mais d’un système capable de connaître, anticiper et exploiter les habitudes d’une personne.
Quand Sender sortira-t-il en France et en Belgique ?
Pour l’instant, Dark Sky Films a annoncé une sortie américaine de Sender au printemps 2027, sans communiquer de jour précis.
Aucune date de sortie française ou belge n’accompagne cette annonce. Les droits de vente internationaux du film sont gérés par Concourse Media, ce qui laisse encore ouverte la question de sa future exploitation européenne.
Son passage au Festival de Sitges devrait en revanche continuer à lui offrir une belle exposition auprès des distributeurs et du public européen.
HorreurNews suivra évidemment l’évolution de sa distribution et l’arrivée des premières informations concernant une éventuelle sortie dans nos salles ou sur une plateforme.


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