À peine Colony arrivé sur les écrans américains,d’après Variety : Yeon Sang-ho prépare déjà son retour avec un projet très différent. Le réalisateur sud-coréen derrière Train to Busan signe Paradise Lost, un nouveau thriller mystérieux et psychologique dont les droits nord-américains viennent d’être acquis par Well Go USA Entertainment.
Le film fera sa première mondiale au Festival international du film de Toronto (TIFF), où il sera présenté le 13 septembre 2026 dans la section Special Presentations. Il s’agira déjà de la quatrième participation de Yeon Sang-ho au prestigieux festival canadien.
Une disparition inexplicable qui refait surface des années plus tard

Au cœur de Paradise Lost se trouve une mère confrontée à un événement impossible à surmonter.
Son jeune fils disparaît mystérieusement en même temps qu’un bus transportant plusieurs enfants. Les années passent sans que l’on sache réellement ce qui leur est arrivé.
Puis l’impensable se produit : le garçon revient.
Seulement, l’enfant qui réapparaît n’est plus tout à fait celui dont sa mère gardait le souvenir. Son retour soulève alors une multitude de questions et transforme les retrouvailles tant espérées en une expérience profondément inquiétante.
L’intelligence artificielle au cœur du deuil

Yeon Sang-ho ne semble toutefois pas vouloir raconter une simple histoire de disparition.
Pendant les années où son fils était considéré comme mort, la mère aurait tenté de combler son absence en recréant virtuellement l’enfant grâce à l’intelligence artificielle.
Le retour du véritable garçon vient donc bouleverser une existence construite autour de cette présence numérique.
La mère se retrouve prise entre deux versions de son fils : celle qu’elle a reconstruite artificiellement pour survivre à son deuil et celle qui réapparaît soudainement dans le monde réel après des années d’absence.
Un point de départ qui permettra au réalisateur d’explorer la perte, la mémoire et l’attachement, mais également une question particulièrement contemporaine : jusqu’où la technologie peut-elle aller lorsqu’elle tente de remplacer une personne disparue ?
Un thriller plus intime pour le réalisateur de Train to Busan
Avec Paradise Lost, Yeon Sang-ho semble délaisser l’horreur spectaculaire de ses histoires d’infection pour quelque chose de plus psychologique.
Le réalisateur explique lui-même que le film plonge dans les tourments d’une mère incapable de distinguer clairement le fils qu’elle a maintenu en vie grâce à l’intelligence artificielle de celui qui revient après avoir été déclaré mort.
Une approche très différente de Colony, même si les deux films partagent visiblement le goût du cinéaste pour les situations où la technologie et l’être humain finissent par entrer en conflit.
Le président et CEO de Well Go USA, Doris Pfardrescher, présente de son côté Paradise Lost comme une histoire mystérieuse et profondément humaine, dans laquelle Yeon Sang-ho transforme une situation familiale intime en source d’angoisse.
Yeon Sang-ho poursuit une année 2026 particulièrement chargée
Le cinéaste reste évidemment indissociable de Train to Busan, son film de zombies sorti en 2016 devenu l’un des grands titres du cinéma d’horreur sud-coréen moderne.
Dix ans plus tard, Yeon Sang-ho continue pourtant d’explorer de nouvelles formes de peur.

Après l’épidémie et les mutations de Colony, Paradise Lost semble vouloir trouver l’horreur ailleurs : dans le deuil, les souvenirs et la possibilité désormais offerte par l’intelligence artificielle de conserver une version numérique de ceux que nous avons perdus.
Et avec le retour inexplicable d’un enfant supposé mort, la frontière entre consolation technologique et cauchemar pourrait rapidement devenir particulièrement mince.
Paradise Lost sera présenté en première mondiale au TIFF le 13 septembre 2026. Aucune date de sortie française n’a pour le moment été annoncée.
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