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Bande-annonce de “Death of a Yellow Bird” : Une VHS enterrée ouvre la porte aux fantômes

Le nouveau film d’horreur de Cody Calahan avec Ari Millen, transforme une vieille caméra VHS retrouvée sous terre en moyen de communication avec une présence inquiétante.

Le teaser de Death of a Yellow Bird dévoile les premières images du nouveau film d’horreur écrit et réalisé par Cody Calahan, le cinéaste derrière Vicious Fun et The Oak Room. Porté par Ari Millen, ce récit surnaturel suit un homme condamné par la maladie qui retourne dans la maison de son enfance et découvre une ancienne caméra VHS enterrée. À l’intérieur, une cassette familiale semble bientôt transmettre la voix de quelque chose qui ne devrait plus être là. Le film fera sa première mondiale le 18 septembre 2026 au Fantastic Fest, à Austin.

Le teaser de Death of a Yellow Bird transforme une VHS en objet hanté

Death of a Yellow Bird (2026)
Death of a Yellow Bird (2026)

Tout commence par une découverte aussi familière qu’inquiétante : une vieille caméra vidéo oubliée depuis des années.

Dans Death of a Yellow Bird, le personnage incarné par Ari Millen souffre d’une maladie en phase terminale. Après avoir refusé de poursuivre son traitement, il retourne dans la maison de son enfance avec l’espoir d’y trouver une forme d’apaisement. Il y enregistre notamment des messages destinés à son fils, conscient que le temps lui est compté.

Mais en fouillant les lieux, il retrouve une caméra VHS familiale enterrée dans le sol. Une cassette contenant d’anciens films de famille se trouve encore à l’intérieur.

Lorsque les images commencent à défiler, les parasites et le souffle analogique laissent progressivement passer quelque chose d’autre : une voix désincarnée semble tenter de communiquer à travers l’enregistrement.

Ce que l’homme pense d’abord être une conséquence de son état ou de ses médicaments prend alors une dimension beaucoup plus inquiétante. Une présence paraît rôder autour de la maison, tandis qu’un secret enfoui dans l’histoire familiale refait progressivement surface.

Cody Calahan a utilisé de véritables images VHS de son enfance

Cody Calahan
Cody Calahan

L’aspect analogique de Death of a Yellow Bird possède également une particularité assez fascinante.

Dans un entretien accordé à Complex, Cody Calahan explique que certaines des images apparaissant sur les anciennes cassettes proviennent réellement de son enfance et de celle d’Ari Millen. Les deux hommes se connaissent depuis leur jeunesse et apparaissent ainsi enfants dans certaines séquences intégrées au film.

Le réalisateur affirme également qu’une partie des défauts visuels, parasites et accidents visibles sur les images VHS n’a pas été créée numériquement en postproduction. L’équipe a véritablement tourné avec du matériel analogique et utilisé les anomalies produites par la caméra elle-même.

Une approche particulièrement intéressante à une époque où l’esthétique VHS est régulièrement recréée artificiellement.

Ici, le support ne sert donc pas uniquement à donner une apparence « rétro » au film : ses imperfections participent directement à la mise en scène de la hantise.

Un film devenu particulièrement personnel pour Ari Millen et Cody Calahan

Ari Millen
Ari Millen

Derrière son histoire surnaturelle, Death of a Yellow Bird semble également cacher une dimension beaucoup plus intime.

Ari Millen a expliqué à Complex avoir lui-même traversé un cancer pendant la période entourant le projet. L’acteur, qui a depuis annoncé être en rémission, raconte que tourner l’histoire d’un homme confronté à sa propre mortalité lui a permis d’aborder indirectement certaines conversations et certaines peurs auxquelles il était lui-même confronté.

Cette proximité entre le film et l’expérience vécue par ses créateurs pourrait expliquer pourquoi Death of a Yellow Bird semble vouloir aller au-delà d’un simple concept de cassette hantée.

L’horreur surnaturelle côtoie ici la peur de la disparition, la transmission entre un père et son fils et la manière dont les souvenirs continuent d’exister après ceux qui les ont créés.

Une histoire de fantômes où le passé refuse de rester enterré

Death of a Yellow Bird ne semble donc pas utiliser la VHS comme un simple accessoire rétro.

L’objet devient directement lié à la mémoire, aux souvenirs familiaux et à ce que le personnage principal tente de laisser derrière lui avant de mourir. La caméra permet d’enregistrer un message pour les générations suivantes, mais elle ouvre également une porte vers ce qui appartient au passé.

Cette opposition devrait constituer l’un des principaux moteurs du film : un homme tente de préparer ses adieux alors qu’une présence semble, au contraire, refuser de disparaître.

Le Fantastic Fest présente d’ailleurs le long métrage comme une histoire de fantômes émotionnelle centrée sur un homme mourant revenant dans la maison de son enfance. Le film canadien affiche une durée de 93 minutes et figure dans la compétition horrifique du festival.

Ari Millen seul face à la présence

Le rôle principal est confié à Ari Millen, notamment connu pour Orphan Black et déjà apparu dans plusieurs productions de genre.

Cody Calahan assure pour sa part l’écriture et la réalisation. Les deux hommes figurent également parmi les producteurs du film aux côtés de Chad Archibald et Jeff Maher.

Calahan est loin d’être étranger au cinéma horrifique. Il a notamment réalisé la comédie horrifique Vicious Fun ainsi que le thriller The Oak Room, et a participé comme producteur à Undertone.

Ce dernier constitue d’ailleurs un rapprochement intéressant : alors qu’Undertone construisait une partie de son horreur autour du son, Death of a Yellow Bird semble chercher le même malaise du côté de l’image analogique et des anomalies d’un support vieillissant.

Quand sortira Death of a Yellow Bird ?

Pour le moment, aucune date de sortie française ou belge n’a été annoncée.

Death of a Yellow Bird connaîtra d’abord sa première mondiale au Fantastic Fest le vendredi 18 septembre 2026, avec d’autres projections programmées pendant le festival.

Le passage par Fantastic Fest pourrait permettre au film de trouver ensuite un distributeur ou une plateforme pour une diffusion internationale.

En attendant d’en savoir plus, son premier teaser suffit déjà à présenter son principal cauchemar : parfois, les vieilles cassettes familiales feraient peut-être mieux de rester enterrées.

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