Certaines œuvres sont précédées d’une réputation si extrême qu’elles finissent parfois par décevoir. Présenté au Festival international du film Fantasia comme une expérience particulièrement éprouvante, Penny Lane Is Dead aurait facilement pu tomber dans cette catégorie. Pourtant, le premier long-métrage de Mia Kate Russell tient pleinement ses promesses et ne cherche jamais à épargner son public.
Connue jusqu’ici pour son travail dans le maquillage et la coiffure, la cinéaste australienne passe pour la première fois derrière la caméra avec un film d’horreur aussi brutal que généreux en effets gore. Également scénariste du projet, elle construit une relecture déjantée du Magicien d’Oz, nourrie par l’esthétique agressive et provocatrice du cinéma d’exploitation.
L’ambiance change avec l’arrivée inattendue de Kat, la cousine jalouse de Penny. Celle-ci apporte une boîte remplie de cupcakes, mais l’une des pâtisseries contient discrètement des somnifères. Son objectif est d’humilier Penny en la photographiant inconsciente. Toutefois, cette mauvaise plaisanterie n’est que la première étape d’un plan beaucoup plus inquiétant.

Kat a également convié Angus, son petit ami nettement plus âgé et récemment libéré de prison. Il est accompagné de plusieurs hommes dont les intentions deviennent rapidement évidentes. Les jeunes femmes se retrouvent alors piégées dans la maison, confrontées à des assaillants qui ne comptent laisser aucun témoin derrière eux.
Le film bascule rapidement dans une succession d’affrontements violents, de blessures graphiques et de scènes conçues pour mettre les nerfs du public à rude épreuve. Lors de la projection à Fantasia, une séquence impliquant un appareil ménager aurait même provoqué l’évanouissement d’un spectateur installé au premier rang. Rapidement pris en charge, celui-ci semblait heureusement avoir récupéré.
Cet incident illustre néanmoins l’intensité du spectacle imaginé par Mia’Kate Russell. Loin de miser uniquement sur la provocation, Penny Lane Is Dead utilise sa violence outrancière pour livrer un survival féroce, porté par des héroïnes obligées de se battre pour rester en vie.

Avec ce premier film, la réalisatrice affirme immédiatement une personnalité visuelle forte et un goût évident pour les expériences horrifiques sans compromis. Les amateurs de gore, de slashers rétro et de cinéma d’exploitation devraient donc y trouver une proposition particulièrement réjouissante.






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