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Critique de film : Primate (2025)

Synopsis : Lucy retourne chez ses parents pour l’été, où elle retrouve son père Adam, sa sœur Erin et leur chimpanzé Ben. Quand Adam doit partir pour le travail, Lucy organise une fête au bord de la piscine avec quelques amis. Mais une morsure d’un animal enragé met fin à la fête lorsque le gentil et doux Ben se transforme en une bête féroce.

Ressenti : Janvier rime traditionnellement avec déstockage horrifique : les studios balancent leurs séries B les moins rutilantes juste après le raz-de-marée des Oscars bait de décembre. Primate, réalisé par Johannes Roberts (47 Meters Down, The Other Side of the Door), brise pourtant ce schéma. Loin du pensum bâclé qu’on attend en plein “dump season”, ce film d’exploitation à petit budget assume son ADN trash tout en déployant un savoir-faire technique inattendu. Les effets pratiques signés Millennium FX (connus pour leurs prouesses sur Resident Evil et The Witcher) et une direction d’acteur audacieuse en font une surprise de taille , un guilty pleasure qui rappelle les heures dorées des creature features des années 80, mais boosté aux standards modernes.

La famille Pinborough, installée sur l’île de Kauai à Hawaï, est en pleine désagrégation. Leur matriarche, professeure de linguistique, vient de succomber à un cancer fulgurant. Adam (Troy Kotsur, bouleversant lauréat de l’Oscar du second rôle pour CODA), spécialiste des primates et auteur à succès, fuit ses responsabilités paternelles dans une tournée promo interminable. L’aînée Lucy (Johnny Sequoyah, vue dans The Whispers) a fui vers une fac du continent américain. Seule reste la benjamine Erin (Gia Hunter, révélation du film), adolescente esseulée dont la seule confidente est Ben  chimpanzé domestique adopté cinq ans plus tôt pour “sauver la planète”, comme le martèle Adam dans ses conférences TED Talk-esque.

Victoria Wyant, Benjamin Cheng, Johnny Sequoyah et Jess Alexander dans Primate (2025)

L’équilibre précaire explose quand Lucy rapplique pour les vacances, flanquée de son amie Kate (Victoria Wyant) et de Hannah (Jessica Alexander, déjà croisée dans A Banquet). L’idylle tropicale vire au carnage quand Adam découvre un mangouste déchiqueté dans l’enclos de Ben et une plaie purulente au bras du singe, soudain amorphe. Le vétérinaire local survient pile quand Ben, symptômes de rage en pleine floraison, lui arrache la jugulaire avant de fracasser sa cage pour une cavale sanglante.

Rapidement, les cinq jeunes se retrouvent piégés près de la piscine à débordement de la villa  falaise d’un côté, océan de l’autre, et Ben, hydrophobe, enragé, surgi de nulle part, bien décidé à transformer ces vacances en Final Destination version simienne. Huis clos étouffant sur 89 minutes chrono, Primate déroule son carnage avec une efficacité redoutable.

Critique de film : Primate (2025)
CONCLUSION
Du fun gore pour fans d'horreur basique, mais rien de révolutionnaire. Parfait pour une soirée détente sans prise de tête.
Note des lecteurs4 Notes
POSITIF
Les effets pratiques et le costume de la chimpanzé par Miguel Torres Umba sont hyper réalistes et terrifiants, évitant le CGI pour un rendu old-school efficace
Le gore est brutal et créatif : kills gores avec déchirures de visages, mâchoires arrachées, et une intensité viscérale qui surprend
Pacing tendu dès le début, avec suspense autour de la piscine et une vibe années 80 à la John Carpenter via la BO synthé
NEGATIF
Personnages stupides et clichés, avec des décisions illogiques qui frustrent et servent juste à enchaîner les tueries
Scénario prévisible et basique, sans profondeur sur le deuil ou la rage, restant en surface malgré un potentiel tragique.
Intrigue forcée pour mettre tout le monde en danger, manquant d'originalité au-delà du gimmick du singe enragé
3

Le véritable héros (ou villain ?) du film n’est autre que Miguel Torres Umba, performer franco-colombien de 32 ans qui porte littéralement Ben à l’écran. Ni CGI, ni motion capture : juste un costume animatronique d’une facture exceptionnelle, conçu par les sorciers de Millennium FX (Hellboy, The Suicide Squad). Poids réel, fourrure mouillée qui goutte, articulations qui grincent, pupilles dilatées par la folie rabique chaque détail respire la menace organique.

Umba, formé au mouvement et aux arts martiaux, livre une performance physique hallucinante : quadrupédie simiesque, bonds impossibles, rictus carnassier, tout évoque un prédateur de la jungle plus qu’un acteur grimé. Son timing comique visuel de silences lourds avant un coup de griffes, regards caméra qui cassent le quatrième mur rappelle les punchlines muettes de Chucky (Child’s Play) ou les entrées en scène de Jason Voorhees. Sans jamais prononcer un mot, Ben Umba devient un boogeyman 2.0, à la fois hilarant et terrifiant. Les festivaliers de l’IFI Horrorthon 2025 et du Fantastic Fest l’ont ovationné à juste titre : on tient un nouveau mascot killer taillé pour le culte.

Johnny Sequoyah dans Primate (2025)

Stephen Murphy (chef opérateur) et Johannes Roberts transforment la topographie hawaïenne en arme absolue. La piscine suspendue à flanc de falaise devient arène mortelle : reflets déformants, zones d’ombre sous les transats, accès multiples depuis la jungle. Les plans ultra-larges jouent la carte du “où est Ben ?”, transformant chaque cadre en Where’s Waldo version survival. Certains plans en profondeur de champ flippent carrément : voit-on à travers les yeux du singe ?

Roberts parsème son film de clins d’œil malins : la scène “Here’s Johnny!” avec un chimpanzé rabique à la place de Jack Nicholson arrache des rires nerveux, tandis qu’un jump scare dans la cuisine cite The Descent. Le montage nerveux, parfois brouillon volontairement, colle à l’adrénaline du carnage. La photo bioluminescence et néons de piscine contre ténèbres tropicales  sublime le gore : artères qui giclent, chairs arrachées, tout est d’une crudité jubilatoire.

Victoria Wyant et Johnny Sequoyah dans Primate (2025)

L’outsider dramatique du film, c’est Troy Kotsur. Son Adam n’est pas le papa badass des survival movies habituels : sourd, intellectuel, il peine à reconnecter avec ses filles dans la tourmente. Ses moments de vulnérabilité — signer “je vous aime” en pleine panique, ou affronter Ben qu’il a lui-même “sauvé”  touchent au cœur. Face à lui, les ados (solides mais interchangeables) jouent les appâts à massacre frais, avec juste ce qu’il faut de décisions suicidaires pour que le public jubile.
Les défauts ? Accessoires face au plaisir brut

Oui, le script coécrit par Roberts et Ernest Riera (Sightless) patine parfois : dialogues de remplissage, quelques trous de scénario (pourquoi ne pas fuir vers la plage ?), éclairages nocturnes parfois illisibles malgré l’excellence des maquillages. Le casting jeune manque un poil de charisme. Mais à 89 minutes, Primate n’a pas le temps de s’enliser. Sa méchanceté pure, son économie narrative et son amour des effets pratiques rattrapent tout.

Gia Hunter et Troy Kotsur dans Primate (2025)

Primate n’invente rien : chimpanzé enragé, = Primate ou quand la planète des singes rencontre Cujo dans un Airbnb maudit. Mais Roberts et son équipe livrent une série B d’une énergie communicative, portée par une créature physique inoubliable. Parfait pour une soirée pizza/horreur avec potes, ce petit monstre des sables janvier s’impose déjà comme le meilleur film de singe tueur depuis Rise of the Planet of the Apes. À consommer sans modération.

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