
“Devour” : Tricia Helfer en tête d’affiche d’un body horror érotique et psychologique
La star de Battlestar Galactica et Lucifer incarnera une ancienne championne de patinage artistique entraînée dans une obsession destructrice. Erica Orofino signe ce nouveau film d'horreur.
Tricia Helfer, célèbre pour ses rôles dans Battlestar Galactica et Lucifer, tiendra le rôle principal de Devour, un nouveau film de body horror érotique écrit et réalisé par Erica Orofino. L’actrice canadienne y incarnera une ancienne patineuse professionnelle dont l’attirance obsessionnelle pour une jeune femme menace de faire basculer son existence dans l’horreur.
Selon les informations de The Hollywood Reporter, Georgia Bradner, aperçue dans Ghosts et Resident Alien, et Elizabeth Adams complètent la distribution principale de ce thriller psychologique aux ambitions particulièrement dérangeantes.
Devour : une obsession interdite qui vire au cauchemar

Dans Devour, Tricia Helfer interprète Luisa, une ancienne championne de patinage artistique confrontée à des pulsions qu’elle ne parvient plus à maîtriser.
Son équilibre fragile se détériore lorsqu’elle développe une fascination de plus en plus dangereuse pour Karla, une amie de sa fille interprétée par Georgia Bradner.
Ce qui commence comme une attirance interdite se transforme progressivement en obsession dévorante. Incapable de contrôler ses désirs, Luisa s’engage dans une spirale autodestructrice qui menace ses relations familiales et son identité.
Elizabeth Adams incarne Elia, la fille de Luisa, directement concernée par cette relation troublante.
Le projet entend explorer les liens entre désir, identité et rapport au corps, en utilisant les codes du body horror pour donner une dimension physique à la perte de contrôle psychologique.
Cette approche rappelle certaines préoccupations du cinéma d’horreur corporel contemporain, où les transformations et les pulsions deviennent le reflet de conflits intérieurs. Une thématique également présente dans Tick Fever, autre projet de body horror consacré à une relation toxique et à l’angoisse corporelle.
Erica Orofino veut explorer les désirs féminins sans tabou

Avec Devour, Erica Orofino souhaite aborder frontalement la sexualité féminine et les désirs qui échappent aux conventions sociales.
La réalisatrice explique avoir voulu construire une histoire autour de l’identité personnelle, de la sexualité et des pulsions qui existent en dehors des normes morales dominantes.
Tricia Helfer s’est notamment déclarée séduite par la noirceur psychologique du scénario et par la volonté de la cinéaste de ne pas édulcorer les aspects les plus inconfortables du récit.
La réalisatrice possède déjà une expérience du cinéma de genre. Son court métrage Dirty Bad Wrong a notamment remporté un prix du public au festival Fantasia en 2024, tandis que She Keeps Me a été récompensé au Pendance Film Festival en 2022.
Ces précédentes réalisations témoignent de son intérêt pour les récits psychologiques et les formes d’horreur qui interrogent les comportements humains.
Avec Devour, elle entend désormais développer ces préoccupations dans un long métrage où l’intimité, le désir et la destruction de soi occupent une place centrale.
Une production canadienne portée par Wildling Pictures
Le film est produit par Matt Code, Alison Almeida et Lucy McNulty, tandis que Todd Brown, Kiersten Hanly, Emily O’Quinn Code, Mike Chapman et Fatima Hayward figurent parmi les producteurs exécutifs annoncés.
La société canadienne Wildling Pictures est également associée au projet.
D’après les informations de production disponibles, le tournage était programmé entre septembre et octobre 2026, notamment à Toronto et Hamilton, au Canada.
Blue Finch Films assure les ventes internationales du long métrage, à l’exception du territoire canadien.
Aucune date de sortie officielle n’a encore été communiquée pour Devour.
Reste également à découvrir jusqu’où Erica Orofino poussera la dimension corporelle de son film. Entre obsession sexuelle, crise identitaire et autodestruction, Devour entend faire du désir lui-même une source d’horreur.


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