
“Le Masque de la mort rouge” : Mikey Madison annonce une sortie en 2027 pour le film d’horreur d’A24
Le Masque de la mort rouge après Roger Corman et Vincent Price, une nouvelle vision du classique signé A24
Le Masque de la mort rouge, la nouvelle adaptation de la célèbre nouvelle d’Edgar Allan Poe, devrait sortir au cinéma en 2027. C’est Mikey Madison, révélée au grand public par Scream et oscarisée pour Anora qui a annoncé cette fenêtre de sortie dans une interview de Screenrant. Réalisé par Charlie Polinger et distribué par A24, le long métrage promet une relecture particulièrement décalée du classique gothique, dans laquelle l’actrice interprétera deux personnages au cœur d’un univers médiéval aussi macabre qu’extravagant.
Le Masque de la mort rouge : Mikey Madison confirme une sortie prévue en 2027

Alors qu’elle assure la promotion de The Social Reckoning, le nouveau film d’Aaron Sorkin, Mikey Madison a livré plusieurs révélations sur son prochain projet horrifique lors d’un entretien accordé à Screen Rant.
Interrogée sur la date à laquelle le public pourrait découvrir The Masque of the Red Death, l’actrice a indiqué penser que le film sortirait bien l’année prochaine, soit en 2027.
Si aucune date précise n’a encore été officialisée par A24, cette déclaration apporte une première indication concrète sur le calendrier de distribution du long métrage.
Mais l’information la plus intrigante concerne surtout la tonalité du film. Madison décrit une expérience radicalement différente de ses précédents tournages, notamment en raison de son cadre médiéval et d’un scénario dont elle souligne l’étrangeté.
L’actrice explique que le récit passe d’un humour burlesque parfois très prononcé à des séquences profondément dramatiques, dans une combinaison qu’elle juge inhabituelle.
Elle confirme également interpréter deux personnages, une particularité qui pourrait jouer un rôle central dans l’intrigue.
Une adaptation d’Edgar Allan Poe entre horreur gothique et humour noir

Publiée en 1842, la nouvelle Le Masque de la mort rouge (The Masque of the Red Death) figure parmi les récits les plus célèbres d’Edgar Allan Poe.
L’histoire suit le prince Prospero, un aristocrate qui décide de s’enfermer dans une abbaye fortifiée avec d’autres privilégiés afin d’échapper à une épidémie dévastatrice, surnommée la Mort rouge.
Convaincu que ses richesses et les murs de son refuge pourront le protéger du monde extérieur, Prospero organise un somptueux bal masqué. Mais un mystérieux invité apparaît au cours des festivités, rappelant aux convives que personne ne peut véritablement échapper à la mort.
Derrière sa dimension fantastique, le texte de Poe développe une critique particulièrement cruelle de l’arrogance des puissants, de l’indifférence sociale et de l’illusion selon laquelle la richesse permettrait de se soustraire au destin collectif.
Pour sa nouvelle adaptation, Charlie Polinger semble vouloir conserver le contexte médiéval tout en prenant de grandes libertés avec la narration originale.
Les premières informations sur le scénario évoquent une histoire d’usurpation d’identité dans un royaume frappé par une épidémie meurtrière. Une femme s’introduirait dans la cour en prenant la place de sa sœur jumelle, une duchesse décédée de la maladie.
Cette piste narrative donne un nouvel éclairage aux déclarations de Mikey Madison concernant son double rôle. Elle laisse notamment envisager un jeu de faux-semblants où l’identité, le pouvoir et la survie deviendraient les principaux moteurs du récit.
Contrairement à une adaptation gothique conventionnelle, cette nouvelle version pourrait donc utiliser l’humour noir et l’absurde pour accentuer la cruauté du monde imaginé par Poe.
Mikey Madison et Léa Seydoux réunies dans un casting prestigieux

Pour porter cette nouvelle adaptation, A24 et Picturestart ont réuni plusieurs visages importants du cinéma contemporain.
Mikey Madison, déjà familière du cinéma de genre grâce à son interprétation d’Amber Freeman dans Scream (2022), tiendra les rôles principaux.
Sa performance dans Anora (2024), réalisé par Sean Baker, lui a notamment valu l’Oscar de la meilleure actrice en 2025.
Elle partagera l’affiche avec Léa Seydoux, dont la filmographie comprend notamment La Belle et la Bête, The Lobster, Crimes of the Future de David Cronenberg et Mourir peut attendre.

Le casting comprend également Franz Rogowski, remarqué dans Passages et La Bête, ainsi que Benedict Wong, présent notamment dans Doctor Strange et le film horrifique Weapons.
Ce choix d’interprètes aux parcours très différents correspond à l’ambition affichée du projet : mélanger plusieurs registres plutôt que reproduire les conventions habituelles du cinéma d’épouvante historique.
Le scénario et la réalisation sont assurés par Charlie Polinger, cinéaste à l’origine de The Plague, un thriller psychologique consacré à la violence et aux rapports de domination au sein d’un groupe d’adolescents.
Avec The Masque of the Red Death, le réalisateur change radicalement d’époque et d’environnement, mais pourrait poursuivre son exploration des comportements humains lorsque la peur, la pression collective et les hiérarchies sociales prennent le dessus.
Le Masque de la mort rouge : après Roger Corman et Vincent Price, une nouvelle vision du classique

Adapter Le Masque de la mort rouge représente également un défi particulier pour les amateurs de cinéma fantastique.
L’œuvre d’Edgar Allan Poe a déjà donné naissance à l’une des adaptations les plus remarquables du cinéma gothique : Le Masque de la mort rouge (1964), réalisé par Roger Corman avec Vincent Price dans le rôle du prince Prospero.
Le film s’inscrivait dans le célèbre cycle d’adaptations de Poe produit par American International Pictures, aux côtés de titres comme La Chute de la maison Usher (1960), La Chambre des tortures (1961) ou encore La Tombe de Ligeia (1964).
Corman y développait une vision somptueuse et cauchemardesque, portée par des décors colorés, une atmosphère de décadence et l’interprétation théâtrale de Vincent Price.

Son adaptation incorporait également des éléments d’une autre nouvelle de Poe, Hop-Frog, renforçant les thèmes de la vengeance et de la cruauté aristocratique.
Plus de soixante ans après ce classique, la version de Charlie Polinger semble emprunter une direction très différente.
Là où Corman privilégiait l’atmosphère funèbre et la terreur symbolique, A24 pourrait proposer une relecture davantage centrée sur la satire sociale, les jeux d’identité et une violence teintée d’absurdité.
Une approche qui ne serait finalement pas si éloignée de l’esprit de Poe, dont les récits savaient déjà mêler ironie, grotesque et fascination pour la mort.
A24 poursuit son exploration d’un cinéma d’horreur atypique
Avec The Masque of the Red Death, A24 poursuit son intérêt pour les œuvres fantastiques et horrifiques qui s’éloignent des formules traditionnelles.
Le studio s’est notamment imposé auprès des amateurs du genre avec Hérédité et Midsommar d’Ari Aster, The Witch et The Lighthouse de Robert Eggers, ou encore Talk to Me des frères Danny et Michael Philippou.
Ces productions, pourtant très différentes, partagent une volonté de traiter l’horreur comme un terrain d’expérimentation visuelle, psychologique ou narrative.
Le film de Charlie Polinger pourrait prolonger cette démarche en associant une œuvre majeure de la littérature gothique à une sensibilité plus contemporaine, sans nécessairement modifier son époque historique.
Le véritable intérêt du projet résidera dans la manière dont le réalisateur parviendra à conjuguer l’horreur de l’épidémie, la satire des privilégiés et le registre ouvertement burlesque évoqué par Mikey Madison.
Car derrière les masques, les festivités et l’extravagance, Le Masque de la mort rouge demeure avant tout une histoire sur l’inévitable effondrement d’un monde persuadé de pouvoir se protéger de ses propres contradictions.
The Masque of the Red Death est actuellement attendu au cinéma en 2027, sous réserve d’une confirmation officielle du calendrier par A24.


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