
“Tick Fever” : Le film body horror aux tiques géantes
Présenté au Finnish Film Affair, Tick Fever transforme la peur d’une simple morsure de tique en un cauchemar de body horror où anxiété, dépendance amoureuse et parasite géant finissent par ne faire plus qu’un.
Tick Fever, nouveau film d’horreur body horror écrit et réalisé par Sebastian Granskog, entend transformer l’une des petites terreurs estivales les plus communes en Finlande en véritable cauchemar. Actuellement en développement, le film mettra en scène un couple dont la relation se désagrège après une possible morsure de tique, jusqu’à ce que l’anxiété de l’un des personnages prenne littéralement la forme d’un gigantesque parasite assoiffé de sang.
Présenté au Finnish Film Affair 2026, le projet est produit par Mia Palmgren et Laura Laaksonen pour Character House. Elias Salonen et Anna Böhm incarnent Victor et Stella, le couple au centre de cette histoire mêlant horreur corporelle, drame sentimental et satire sociale.
Tick Fever : une morsure de tique qui tourne au body horror

Le point de départ de Tick Fever pourrait presque sembler banal. Victor et Stella vivent ensemble depuis plusieurs années dans une relation devenue particulièrement codépendante. Lorsqu’une mystérieuse marque sur le corps de Victor lui fait craindre une morsure de tique, son anxiété commence à prendre des proportions incontrôlables.
Victor s’enfonce progressivement dans l’obsession tandis que Stella prend ses distances et se réfugie dans son travail.
Mais Sebastian Granskog ne compte évidemment pas s’arrêter au simple thriller psychologique.
La peur de Victor finit par se matérialiser sous la forme d’une tique gigantesque et sanguinaire qui commence à le dévorer. Lorsqu’il découvre que Stella semble à son tour victime d’une créature similaire, il comprend que la peur et la dépendance qui maintiennent leur couple ensemble sont peut-être précisément ce qui est en train de les détruire.
La tique devient ainsi bien davantage qu’un simple monstre : elle représente physiquement une relation devenue toxique et incapable de survivre sans l’angoisse qui unit encore ses deux protagonistes.
Une histoire de couple cachée derrière un film de monstre

C’est probablement là que Tick Fever cherche à se distinguer d’un simple creature feature.
Le film est présenté comme un mélange de body horror, de drame relationnel et de satire sociale. Derrière ses parasites géants et ses transformations corporelles, Sebastian Granskog semble vouloir raconter l’histoire d’un couple arrivé au point où rester ensemble fait peut-être davantage de dégâts que se séparer.
La productrice Mia Palmgren décrit d’ailleurs le projet comme un équilibre entre horreur, drame sentimental et commentaire social, dans un univers volontairement aussi grotesque que reconnaissable.
La métaphore est particulièrement adaptée au parasite choisi : la tique s’accroche à son hôte, se nourrit de lui et grossit progressivement.
Dans Tick Fever, cette mécanique biologique devient celle d’une relation dans laquelle la peur, l’anxiété et la dépendance émotionnelle finissent littéralement par dévorer les personnages.
Sebastian Granskog veut privilégier les effets pratiques

Bonne nouvelle pour les amateurs de créatures visqueuses et de maquillages physiques : Sebastian Granskog souhaite utiliser autant que possible des effets spéciaux pratiques pour donner vie aux tiques de Tick Fever.
Le réalisateur, qui se présente lui-même comme amateur de cinéma d’horreur et de gore, a expliqué à Variety vouloir réaliser le film principalement avec des effets physiques si la production le permet.
Un choix particulièrement intéressant pour un projet reposant autant sur le body horror.
Les transformations corporelles, les parasites et les blessures peuvent en effet bénéficier de textures et d’interactions physiques difficiles à reproduire entièrement en numérique. Si cette orientation est conservée pendant la production, Tick Fever pourrait retrouver quelque chose du cinéma de créatures particulièrement généreux des années 1980 et 1990.
De Tick Fever à Ticks : les tiques reviennent dans le cinéma d’horreur

Impossible de découvrir le concept de Tick Fever sans penser à Ticks, également connu sous le titre Infested, le film d’horreur américain réalisé par Tony Randel en 1993.
Produit notamment par Brian Yuzna, figure incontournable du cinéma horrifique derrière Society et plusieurs films de l’univers Re-Animator, Ticks mettait en scène des parasites ayant muté après leur exposition à des produits chimiques utilisés pour accélérer la croissance de plants de cannabis.
Le résultat donnait naissance à d’énormes tiques particulièrement agressives dans un pur spectacle de créatures, de slime et d’effets gore.
Le film réunissait notamment Seth Green, Alfonso Ribeiro, Clint Howard, Rosalind Allen et Ami Dolenz.
Mais contrairement à Ticks, Tick Fever ne semble pas chercher à expliquer scientifiquement la croissance de ses monstres. La créature imaginée par Sebastian Granskog fonctionne davantage comme la manifestation physique de l’état mental de Victor et de la détérioration de son couple.
Deux films de tiques géantes, donc, mais deux approches très différentes : le creature feature décomplexé d’un côté et la métaphore psychologique et sentimentale de l’autre.
Elias Salonen et Anna Böhm au casting de Tick Fever
Les premiers visuels conceptuels de Tick Fever présentent Elias Salonen dans le rôle de Victor et Anna Böhm dans celui de Stella.
Elias Salonen est notamment associé à Kalevala: The Story of Kullervo, tandis qu’Anna Böhm a été vue dans Valhalla Project.
Leur relation constituera le véritable moteur du récit puisque le monstre devrait évoluer parallèlement à la dégradation psychologique de leur couple.
Le film est produit par Mia Palmgren et Laura Laaksonen pour la société Character House.
Quand sortira Tick Fever ?
À ce stade, Tick Fever n’a encore aucune date de sortie annoncée.
Le projet se trouve toujours en phase de développement et faisait partie de la sélection Fiction in Development du Finnish Film Affair 2026, organisé à Helsinki.
L’équipe recherche notamment des partenaires pour la coproduction, la distribution et les ventes internationales. Le tournage et une éventuelle fenêtre de sortie restent donc encore à déterminer.
Il faudra également attendre pour découvrir jusqu’où Sebastian Granskog poussera le concept de sa tique géante et surtout l’utilisation annoncée des effets pratiques.
Sur le papier, Tick Fever possède en tout cas un concept parfaitement adapté au body horror : prendre une peur extrêmement concrète, l’associer aux mécanismes destructeurs d’une relation et laisser le parasite grossir jusqu’à ce qu’il devienne impossible de l’ignorer.
Source : Variety




Laisser un commentaire