Steve Guttenberg s’apprête à explorer un registre sombre et mystique avec The Dybbuk, un nouveau film d’horreur puisant ses racines dans l’un des récits les plus célèbres du folklore juif selon Deadline. L’acteur y partagera l’affiche avec Beth Grant, connue notamment pour No Country for Old Men et Craig Bierko vu dans Cinderella Man.
Cette production propose une adaptation contemporaine de la pièce culte de S. Ansky, œuvre majeure du théâtre yiddish consacrée à la possession spirituelle, à la mémoire des morts et aux liens invisibles entre amour, deuil et malédiction. Le projet est porté par Lee Amir-Cohen qui signe ici son premier long métrage en tant que réalisateur ainsi que par Ashley Bua également impliquée à l’écriture et à la production.

Dans The Dybbuk, Steve Guttenberg incarne le rabbin Azrael, une figure à la fois religieuse, mystique et profondément tourmentée. Son personnage se retrouve confronté à une épreuve redoutable lorsqu’une jeune femme de sa communauté semble possédée par l’esprit d’un défunt. Face à cette présence surnaturelle, le rabbin est contraint d’entreprendre un exorcisme périlleux, au risque de réveiller des forces qu’il ne maîtrise pas totalement.
Le dybbouk, dans la tradition juive, désigne l’âme errante d’un mort incapable de trouver le repos. Cette entité peut s’attacher au corps d’un vivant, provoquant troubles, visions, crises spirituelles et affrontement entre le monde des vivants et celui des disparus. En s’appuyant sur cette légende, le film promet de mêler horreur psychologique, tension religieuse et atmosphère de possession.
Craig Bierko nommé aux Tony Awards interprète Sender, le père de la jeune femme possédée. Son rôle devrait apporter une dimension familiale et dramatique au récit, alors que le personnage est confronté à l’impuissance d’un parent face à une menace surnaturelle. Beth Grant prête quant à elle ses traits à Frayda, la grand-mère, un personnage qui pourrait incarner la mémoire familiale, les traditions anciennes et les secrets transmis d’une génération à l’autre.
Le tournage de The Dybbuk s’est récemment achevé à Los Angeles. Avec cette nouvelle adaptation, Lee Amir-Cohen semble vouloir moderniser un mythe ancien tout en conservant sa puissance spirituelle et son ancrage culturel. Le film pourrait ainsi séduire les amateurs d’horreur surnaturelle, mais aussi les spectateurs attirés par les récits de possession nourris par une forte identité historique et religieuse.
En revisitant la légende du dybbouk sous un angle contemporain, le long métrage s’inscrit dans une tendance du cinéma d’horreur qui cherche à dépasser les simples effets de peur pour explorer des thèmes plus profonds : la culpabilité, l’héritage familial, la foi, le traumatisme et la frontière fragile entre les vivants et les morts.

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